Observation
pituau il fume nipituan je fume
uniu il se lève nunin je me lève
kusseu il pêche tshikussen tu pêches

Les verbes ci-dessus ont un radical qui se termine par a, e, ou i : pitua-, uni-, ou kusse-. Les voyelles finales a, i, e de ces radicaux sont (historiquement) des voyelles longues. Dans ce type de radical, on voit toujours la voyelle du radical, quelle que soit la terminaison (pluriel, obviatif, conjonctif) qui est ajoutée.

EXEMPLES DE VERBES AI À RADICAL EN a LONG
mau il pleure apu mat il ne pleure pas
pituau il fume nipituan je fume
unitau il perd qqch nunitan je perds qqch
aiamiau il prie nitaiamianan nous prions
EXEMPLES DE VERBES AI À RADICAL EN i LONG
aieshkushiu il est fatigué nitaieskushin je suis fatigué
uniu il se lève nunin je me lève
kashipiu il s’étire tshikashipinan nous nous étirons
akushiu il grimpe tshitakushin tu grimpes
EXEMPLES DE VERBES AI À RADICAL EN e LONG
tueu il joue à la balle nituen je joue à la balle
kusseu il pêche tshikussen tu pêches
neneu il respire ninenenan nous respirons
ataueu il fait des achats tshitatauenau vous faites des achats
pitutsheu il entre tshipitutshenan nous entrons
REMARQUES SUR LA PRONONCIATION
  • Dans le cas des radicaux se terminant par un a long (mau il pleure, nipau il dort), il pourrait y avoir confusion avec les formes de 3e personne de radicaux en u long (ukaumau elle est mère) ou en au (nipau il se marie); mais aux autres personnes, la confusion disparaît : niman je pleure, nukaumaun je suis mère, ninipaun je me marie. De plus, la prononciation des radicaux en voyelle longue est claire pour tous les locuteurs.
  • Les radicaux en -e et beaucoup de radicaux en -a présentent à l’oral, dans quelques parlers, une alternance a/e ([ntǝtussa:n] je travaille, [tusse:w] il travaille; [nǝnǝpa:n] je dors [nǝpe:w], il dort); dans l’orthographe, on a régularisé ces conjugaisons comme dans les dialectes qui ont des formes plus régulières (sauf dans la conjugaison du relationnel, où l’alternance demeure pour tous les dialectes).