Observation
akuneu il le photographie apu akunin tu ne me photographies pas
kańeu il le cache nikańau je le cache

Les radicaux de ces verbes se terminent par une consonne n ou ń. Ces verbes se conjuguent de manière régulière, c’est-à-dire sans changement dans le radical tout au long de la conjugaison.

VERBES À RADICAL TA EN n OU ń
akuaneu il le débarque apu akuanat il ne le débarque pas
akuneu il le photographie nitakunauat je les photographie
upineu il l’éduque nupinikuti il m’a éduqué
uińeu il le nomme tshuińin tu me nommes
kańeu il le cache kańepan il l’a caché
mińeu il lui donne qqch mińekᵘ! donnez-lui qqch!
REMARQUES ORTHOGRAPHIQUES
  • Il faut noter que, comme ces radicaux se terminent par une consonne, il faut ajouter la voyelle i quand on ajoute un suffixe qui commence par une consonne : tshi+uiń+n = tshuińin tu me nommes.
  • Avec les radicaux en n ou en ń, il faut porter attention aux formes où un suffixe qui commence par n est ajouté : tshikańnan tu nous caches, tshimińnau vous me donnez qqch. Pour la forme 2-1, le suffixe n tombe après le radical en n ou en ń : tshi+miń+n = tshimiń (un ton bas indique l’effacement de ce suffixe).
  • Avec les formes inverses mixtes et non locales, il faut faire attention au phénomène d’harmonisation vocalique des suites ikᵘ ou iku : nimińikᵘ […ukw] il me donne qqch, mińiku […uku] l’autre me donne qqch.